Ouais, chuis coule, ouais, j'aime le jazz.
Merde, c'est vrai en plus.
Autant chuis pas coule, autant j'aime le jazz. Je précise.
Le jazz donc, ca ne veut rien dire, je ne vois pas comment on peut comparer les trois blaireaux qui passent aux Petit Journal Saint-Michel (merde, la pub), avec un type comme Thélonius Monk. Tu n'as pas compris ? Je n'aime pas les moustaches à Zanini. Peut-être que ce n'est pas gentil, mais mon pote fradav (sans majuscule - attention !), va vous arranger ça dans une section spéciale (d'assaut) sur ce site même.
C'est Cannonball Adderley qui me siffle dans les oreilles en ce moment même. C'est doux et chaloupé. Difficile à décrire, tellement de littérature sur le jazz ! Tellement de spécialistes ! Ne bougez pas, juste un instant, je vais vous en trouver tout droit sortis de sa cave, ah, tiens, celui-la, trouvé en 3 secondes :
D. D. Jackson plonge dans le Bösendorfer (six notes en plus !) avec une jubilation de tous les instants. Il s'immerge aussi dans l'histoire du piano moderne avec un appétit presque monstrueux. Ses pièces sont autant d'hommages à Keith Jarrett, Abdullah Ibrahim, Michel Camilo, Ornette Coleman, Claude Debussy, Vladimir Horowitz, John Hicks, Jaki Byard, Fred Hopkins, Don Pullenn, Bud Powell, et se concluent par un retour " at home " bien mérité, après un parcours d'une rare générosité, qui n'aura pas négligé non plus Ellington (Come Sunday), Monk (I Mean You) et Mingus (Goodbye Pork Pie Hat). Généreux donc, et probablement épuisant. Rien de très nouveau en un sens, mais une brillance virtuose phénoménale, au service d'une sincérité absolue. A ce niveau de " pianisme ", on se laisse très volontiers porter par l'enthousiasme.
Tu vois, vieux, si :
Eh bien, tu peux pas comprendre. Comprendre quoi bon dieu ? Le jazz c'est un truc spécial, un truc ou il te faut un temps fou pour cesser de te poser des questions et juste écouter. Cela me semble compliqué de faire des critiques de jazz dans ces conditions là. Attends attends ! Je crois que Boris Vian en a composées, oui, mais Boris était un génie, et c'était dans les années 50. 49: il est directeur en chef de Jazz News, de 46 à 59 exactement, il écrit dans Jazz Hot ( tiens, c'était dans le numéro 5, ils en sont - vu sur le oueb - au numéro 568 mesurez l'écart ! Au passage: c'est le fiston aux Delaunay qui l'a crée).
Introuvables sur le net, ouf!, les critiques de Boris Vian dans Jazz Hot. Si j'en trouve une ou deux, je les mettrais ici.
Profitons en pour citer quelqu'un que j'aime bien, et compère du père Boris, Henri Salvador.
Les suggestions du chef :
Carte des vins :





Thélonius, Django, encore Monk, Horace, Coltrane
Mai 2000