Savez-vous que chez les fournisseurs d'accès américain, les ordinateurs passent toute leur vie dans des cages ?
Savez-vous qu'ils sont à plus de 50, parfois 100 ordinateurs par cage ?
Qu'ils sont alimentés par du courant régulé provenant d'immenses onduleurs inhumains ?
Qu'ils sont surveillés nuit et jour par ce qu'on appelle des "NOC Monkeys" ?
Savez-vous que leur cordon ombilical les relie à d'énormes Cisco verdatres et froids ?
Savez-vous qu'elles sont solidement attachées à leur rack, sans pouvoir bouger ne serait-ce que le bout d'une aile ?
Savez-vous comment ces centres aiment à s'appeller ? Des "fermes de serveurs" !
Quand ces pauvres machines ne sont pas enfermées dans ces cages, elle sont parfois mis à l'isolement dans des armoires aux parois quasi-opaques. Mais qu'ont-elles fait pour mériter tel chatiment ?


Certains sont enfermés à clef électronique dans de sombres armoires noires, atroces. Ceux-là savent qu'il ne sortiront que dans de longues années, titubants, hagards, proches de la folie, totalement AMOK !

Voyez les attaches qui lient à vie ces pauvres âmes sur des supports métalliques et froids !
Les immondes et terribles Cisco, qui veillent à ce qu'aucun bits ne leur échappent. Vous reconnaitrez les fils bleus, oui, les mêmes que ceux que l'on voit en haut à gauche de la vue précédente.
Les cordons ombilicaux, solidement attachés alimentant chaque ordinateur.
Et voila d'où arrive l'alimentation. Tout le contraire d'une alimentation douce, naturelle et équilibrée.

Même l'air est conditionné. Rien n'est laissé au hasard.
Sous l'incessante surveillance des NOC Monkeys :


Comment des hommes peuvent-ils faire ce métier ? Nuit et jour il scrutent le moindre mouvement sur les liaisons entrantes et sortantes, prèt à déclencher l'alarme au moindre mouvement suspect (officiellement aucune évasion n'a jamais eu lieu).
Enfin, voila a quoi ressemble une ferme de serveurs :

Froid, glacial même, impersonnel, moderne jusqu'au bout de la tuile (d'ailleurs il n'y a pas de tuile).
Les ordinateurs sont libres ! Les racks n'ont pas de portes, les machines reposent tranquilement, sereinnement, sur leur support, sans attaches, en parfaite cohabitation avec les routeurs Cisco et les petites alimentations personnalisées, offrant à chaque armoire un gentil filet de courant 220V ( et non 110 !), c'est aéré, sain, naturel.
Le tout hébergé dans un bâtiment beau et historique.
La semaine prochaine, un comparatif entre le puter de salon et le puter sauvage.
[ merci à Above.net pour leur contribution involontaire ] Mai 2000
Ah, au fait, ceux qui ont prononcé "puter" "puter" sont dans l'erreur, ça se prononce "pioutaire".