Look des amplificateur audio hifi "à travers les âges".

Montre moi ta face je te dirais ton âge.


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Look des amplificateur audio hifi "à travers les âges".

J'adore regarder, sinon écouter, les gros et beaux amplificateur HiFi, et cela depuis les années 1975. Les décennies passant, la face avant des amplificateurs de puissance à changé, et est tout à fait représentative du style de l'époque.

Introduction

Entendons-nous (sic) bien : je parle ici des amplificateurs de puissance. Un ampli donc n'a normalement besoin d'aucun réglage. Dans sa forme la plus simple, on trouve (typiquement à l'arrière) une ou deux entrées (suivant qu'il est mono ou stéréo), une ou deux sorties (vers les enceintes), un bouton marche-arrêt. Éventuellement on peut rajouter un sélecteur d'enceintes quand il est possible d'y relier plus d'une paire.

Si vous aviez imaginé un truc pleins de boutons, dont un gros marqué volume, c'est que vous confondez avec le préamplificateur. Le préampli contient plein de boutons car il permet de choisir une entrée parmi plusieurs (CD, AUX, TAPE, PHONO, etc.). Il peut aussi altérer plus significativement le signal grâce à des réglages tels que graves, aigues, loudness, mono/stéréo, etc. Sa sortie est relié à l'entrée de l'amplificateur.

Amplificateur de puissance (en haut), préamplificateur (en bas).

Les années 60

La technologie des amplis à tubes (ou à lampes) est encore reine, et son plus beau fleurons sont les premiers Marantz, marque nord-américaine. Les premiers amplis sont simplement numérotés, le modèle 9 étant toujours une référence aujourd'hui.

2 x 70W à tubes :

L'affichage sur la face avant permet le réglage de divers seuils, qui se fait avec un tournevis, grâce aux réglages cachés sous le sigle Marantz de la face avant.

Pour en acquérir une paire il vous faudra débourser environ 15 000 euros, et se montrer patient : ceux qui en ont ne sont pas près de les revendre.

D'autres marques, comme les McIntosh, ne s'embrassait pas avec de jolies face-avant, mais exposait simplement, et fièrement, leurs châssis rutilants :

Les années 70

La nouveauté c'est l'utilisation du transistor. On le voit partout, plus petit, plus fiable, et avec des caractéristiques qui permettent  de se passer des énormes transformateurs d'impédance qu'on trouve sur les amplis à tubes.

Ci-dessous le classique Quad 405, sorti en 1975, moins de 10 Kg, et 100W par canal. Un grand classique. On notera qu'il garde comme vestige du passé son connecteur d'entrée circulaire à 4 broches format din.

Il sera produit jusqu'en 1995 après un petit rafraichissement de son circuit en 1982 (Quand 405-2). Une autre grande nouveauté est aussi l'apparition des transformateurs toroïdaux, beaucoup moins encombrant que les transfos classiques, ils permettent de faire des boitiers ultra plat.

Sur l'image du Naim Audio, on voit bien que les 8 transistors de puissance prennent moins de place que des lampes !

La fin des années 70 marque l'apparition de la disposition de vumètres en façade. Plus ou moins grands suivant qu'on veut montrer ses muscles ou sa finesse.

Les années 80

La mode des vue-mètres ou des face avant nue continue. Progressivement les vumètres analogiques sont remplacés par des leds.

Les années 80 c'est surtout l'apparition du Compact Disc !

Depuis les années 1990

De nouveaux joueurs qui entrent dans la danse, ils s'autorisent tout.

On peut dire que la seule petite révolution c'est la démocratisation des amplificateurs de classe D, faussement appelés numériques, qui utilisent des transformateurs extrêmement petits, leur permettant d'être beaucoup plus puissant et encore plus minces. Ils ne consomment rien lorsque qu'ils ne jouent pas de musique (parfois moins de 1/2 W !). Ils sont employés dans une large majorité d'enceintes amplifiées.

Ils offrent aussi la possibilité d'avoir des watts pour très peu cher.

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